vendredi 29 juillet 2022

Vendredi 29 juillet, manche annulée.

En raison d'un passage pluvieux ne permettant pas de décoller avec des ascendances avant 16h (donc start à 17h)  et une prévision de rentrée du vent du nord en soirée, la manche est annulée.

Manfred Ruhmer en pleine activité de substitution !


Les bénévoles.

Sans eux, rien ne serait possible. Ce sont des passionnés, proches du milieu du  vol libre, pratiquants ou anciens pratiquants qui viennent ici consacrer quelques jours de leurs vacances  ou de leur temps libre à l'organisation de la compétition, en y mettant leur compétence et leur savoir-faire.
On ne les remerciera jamais assez.

Jacques Saget, assistance piste

Jean-Marie Varnier, assistance décollage, remorqueur

Philippe Morice, assistance piste



Andreas Rettenmeier, launch marshall


Patrick Neff, remorqueur, assistance piste





Louis Mesnier : remorqueur, gestion bénévoles piste



François Lacruche, photographe

jeudi 28 juillet 2022

Deuxième manche

Résultats
https://civlcomps.org/event/21st-fai-world-hang-gliding-class-2-championship/results/62e3733b8b32e

Après un debrief de la journée d'hier et des précisions et ajustements apportées au niveau des décollages, notamment en remorqué, habituel point météo par Jacques Bott.




Pas de vent du nord aujourd'hui.
Thermiques très bons (3000m) avec,  sur le sud, possibilité de sur-développements avec congestus et cumulonimbus.

Manche de 309,7 km passant par la montagne de Lure, la Sallette au nord, le Traumas sur la crête de Dormillouse, une balise à l'ouest dans le secteur Rosans (Pomero) et but au Chevalet.




7 décollages en électrique pour 5 en remorqué.

Le bord d'attaque caractéristique du Swift de Manfred Ruhmer.

Une manche délicate avec des conditions inhabituelles dira Jacques Bott,  qui verra sept pilotes au but. Premier segment de thermiques purs du matin, deuxième segment dans des rotors, troisième segment avec des cumulus pas fiables, quatrième segment avec des transitions catastrophiques (finesse  moyenne 10) et de l'ombre, et retour facile. L'inévitable Manfred Ruhmer (4h 34 min) ne devançant Patrick Chopard que d'une poignée de secondes. Un grand bravo à Patrick qui réalise  probablement sa meilleure manche en compétition classe 2.
Franz Pacheiner et Jacques Bott suivent, à quelques minutes. 
La palme de la persévérance à Philippe Harignordoquy qui sera le dernier à boucler malgré un étalement nuageux important, à la grande satisfaction de son coach personnel, Nicolas Orand.

Manfred, le premier au goal. Une habitude !

Suivi de très près (1 minute 1 seconde !) par Patrick Chopard. Bravo Patrick !

Au but, Philippe Harignordoquy (à gauche) ici avec son coach personnel, Nicolas Orand

La première vache de la compétition pour Phil Schroeder. Sur la photo, Mark Haycraft, pilote classe 5 venu de Laragne qui  s'est posé au nord de Digne non loin de Phil (qui sera récupéré par Louis Mesnier).







mercredi 27 juillet 2022

Première manche

Journée volable et manche vers le sud.

Résultats
https://civlcomps.org/event/21st-fai-world-hang-gliding-class-2-championship/results/62e155258d6c6



Météo : vent fort du nord  en basses couches dans la vallée du Rhône, 2600 m  à 2800 m de plafond entre Aspres et la montagne de Lure.

La manche du jour est probablement la plus courte jamais lancée en classe 2 à Aspres (136,5 km). Mais les prévisions météo imposent !



Aujourd'hui, 5 pilotes décolleront en remorqué, les sept autres en électrique.



Mais les conditions se révèlent meilleures que celles prévues et la manche se transforme en une course de vitesse. À ce petit jeu, le plus rapide est Manfred Ruhmer suivi de Franz Pacheiner et de Jacques Bott.
À 15h30, tous les pilotes sont posés, alors que le ciel est magnifique.

Manfred Ruhmer au décollage

... et, 1h57 plus tard, Manfred à l'atterrissage.

Franz Pacheiner se pose en seconde position

Suivi de Jacques Bott...

... et, un peu plus tard, de Michel Paté.












mardi 26 juillet 2022

J - 1, vent frais, vent du matin... Manche annulée.

Quatre vidéos de Jean-Louis Debiée.

Décollage en Swift motorisé
https://youtu.be/XanxcJx01mo 
Le Chevalet vu du ciel
https://youtu.be/GvYUajnTZa0
Décollage en Swift remorqué
https://youtu.be/m9sXGwqa08o
Décollage en Archaeopteryx motorisé
https://youtu.be/DDER8yT636I


La prise de décision avec l'aide de multiples modèles météorologiques.



Point météo vers 10h.
La situation est un peu particulière pour cette première "training task" officielle. Les conditions météo (fort vent du nord dans les basses couches, ascendances faibles avec des plafonds bas) font que la manche d'aujourd'hui est annulée.

Comité des pilotes (task committee)
Jacques Bott
Manfred Ruhmer
Patrick Chopard

Comité sécurité (safety committee)
Philippe Harignordoquy
Pascal Lanser
Philippe Bernard



Le dispositif d'envol électrique.






Depuis quelques années, certains aéronefs de la classe 2 qui, rappelons-le, peuvent prendre leur envol à pied, peuvent décoller de manière autonome sans être remorqués à l'aide de dispositifs d'envol électrique. Ces dispositifs peuvent être utilisés sur les Archaeopteryx comme sur les Swiftlights. Les batteries pèsent 15 kg et le moteur 7 kg.
Ils permettent se s'affranchir de la logistique lourde du remorquage.
Il est bien évident qu'en compétition, le moteur ne sert qu'à l'envol. À savoir d'ailleurs que l'autonomie de ces dispositifs  d'envol est très réduite et ne permet pas de longs vols au moteur.  
Un système de traçage de la présence du moteur est donc nécessaire. Différents tests ont abouti à un système fiable qui a été présenté aux pilotes hier par Pascal Lanser. C'est sur la base de ces données que le scoreur validera la manche.

Lors de ces championnats du monde, environ 2/3 des pilotes utilisent le dispositif d'envol électrique.

Patrick Chopard, un adepte du dispositif d'envol électrique.

Fin de journée avec un repas musical à l'aérodrome de Serre.




lundi 25 juillet 2022

J - 2, quelques vols et cérémonie d'ouverture

Photo J.L. Debiée

 

La très belle image du site internet de l'ADPUL



Au programme de la journée,  la cérémonie d'ouverture à 19h puis le très attendu "mandatory general brieffing" à 20h30.


Un point météo est réalisé par Jacques Bott à 10h. La journée est annoncée moins fumante qu'hier avec des développements orageux sur les reliefs à partir de 16h, le risque étant limité vers le sud et l'ouest. Les conditions sur le Vercors semblent correctes.


Pascal Lanser prend la parole. Sont évoqués plusieurs sujets concernant l'organisation matérielle de la compétition.
Avec la chaleur actuelle sur la piste en milieu de journée, le problème de la surchauffe des batteries et du fonctionnement des moteurs des aéronefs à décollage électrique se pose. Manfred Rhumer suggère de charger les batteries la nuit afin d'éviter la surchauffe.
Pascal présente ensuite un système permettant de détecter les périodes de fonctionnement du moteur, et donc de valider les vols réalisés en libre.


Le système proposé par Pascal.


Les vols. 
Le développement orageux prévu ayant pris quelque retard, plusieurs pilotes (les deux Philippe - Harignordoquy et Bernard -, Patrick Choppart, Rob, Manfred...) sont allés du côté de l'Olan ou du Sirac et sont revenus en passant par le Devoluy. Certains ont remonté l'impressionnante et vertigineuse face nord-ouest de l'Olan qui fut à une époque l'un des itinéraires d'escalade les plus difficiles de l'Oisan. Desmaison, Couzy, Devies, Gervasutti y ont tracé des voies magnifiques et difficiles qui restent majeures dans l'histoire de l'alpinisme.
Cérémonie d'ouverture à 19h et étalement des nuages obligeant, tous ont posé relativement tôt.


Cérémonie d'ouverture.
Elle fut décontractée, sympathique et rythmée. Pascal Lanser prit la parole suivi de Jean-Louis Debiée (président du CND, BD FFVL) et de Stéphane Malbos (président du CIVL et traducteur improvisé de grand talent pour l'occasion).

Un grand merci aux élus locaux qui se sont déplacées en nombre et qui ont tous rappelé avec force dans leurs discours leur attachement au développement du vol libre. Mr Michel Ricou-Charles (président de la com com Buech-Devoluy), Mr Gérard Tenoux, conseiller départemental ,  et Mme Pinet, maire d'Aspres et Alain Boyoud, adjoint au maire d'Aspres étaient présents.





Cette journée bien chargée se termine par la "mandatory general brieffing" (réunion obligatoire de début de compétition) dans un local de l'aérodrome.




dimanche 24 juillet 2022

J - 3, vols d'entrainement


"Official training day" sur le planning général.

Temps beau et chaud. Personne ne se hasardera à évoquer la classique contrepèterie belge, tant la réalité est conforme aux prévisions.

Le point météo est fait  avec précision par Jacques Bott, à l'ombre d'un arbre en bordure du terrain. Les conditions sont globalement bonnes avec des plafonds assez hauts mais Jacques signale quelques pièges. Une certaine stabilité vers le sud de Sisteron, une rentrée de vent d'ouest pouvant couper les thermiques dans certains secteurs... Mais, comme le souligne avec humour Jacques - en anglais -, ce ne sont que des prévisions, qui ne se transformeront pas forcément en réalité ! "Un météorologue est un expert qui saura te dire demain pourquoi les choses qu'il a prédites hier ne sont pas arrivées aujourd'hui."(© Nicolas Delhomme)

Patrick Choppard évoque un possible Teillon - Mt Thabor. Certains semblent dubitatifs !




Les deux décollages en remorqué permettent de répéter et de préciser les procédures.  Sur le " tarmac végétal", la température est très élevée dès 11h30. Sylvain Gilson, responsable de la sécurité, teste en arborant un magnifique  t-shirt noir sa résistance à la chaleur et au soleil.
Certains pilotes bénéficient de l'ombre d'un parasol, comme en Formule 1 ou sur les circuits motos. Les personnes habituées à ces circuits remarqueront sans peine la différence au niveau de la personne qui tient le parasol. On ne pourra pas reprocher aux organisateurs de cette compétition de contribuer à une dégradation de l'image de la femme !






Les très beaux winglets du Swift de Rob van der Poel (qui représentent une carte géographiques du secteur Annecy - Mont Blanc)

Toujours sur un winglet de Rob, l'identification luxembourgeoise !


17 h : bien que le système de live tracking de la compétition ne soit pas encore en place, on apprend que quelques pilotes sont déjà passés par le mont Thabor, qui se trouve entre les vallées de la Guisane et de la Maurienne, et par le Teillon ou la Berbarde, au sud de St-André-les-Alpes.

19h 30 : la majorité des pilotes sont posés. Seul Philippe Harignordoquy est encore en l'air du côté de l'Aiguillette. Les vols réalisés sont, pour qui n'est pas habitué aux performances des Swifts et des Archaeoptéryx, époustouflants. Plusieurs pilotes flirtant avec des triangles FAI de 400 km. Philippe Bernard alias "the flying marmot" me dira avoir volé 6h à 55 km/h de moyenne

20h : Philippe Harignordoquy se pose en dernier. Tout comme Patrick Chopard, son triangle passe approximativement par le Teillon - le mont Thabor et la ville de Rosans à l'ouest. On attend avec impatience les traces GPS.

Le multiple champion du monde toutes catégories, Manfred Ruhmer, au guidon d'une moto électrique de sa conception

De G à D : Nicolas Orand, responsable compétition du CND ; Jean-Louis Debiée, président du CND et Pascal Lanser, président de l'ADPUL... et pilote réjoui et assoiffé!


La trace de Philippe Harignordoquy



Couverture par le Dauphiné Libéré